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Vreel

Bienvenu(e) sur Vreel.

Ce blog sera une suite de nouvelles diversifiées et de tous genres. J'espère que vous aurez autant de plaisir à les lire que j'ai à les écrire.

Et comme dirait Molière :

" Rien ne vaut la simplicité "

Mises à jour

Les petites erreurs Article 16/08/2010

Hier, j'ai laissé s'envoler

Un ami qui me plaisais

Je l'ai fais exprès

Afin qu'il puisse exister

 

A travers lui-même

Et non pas ses problèmes

Peut-être ai-je été

Un peu fort, c'est vrai

 

Mais saura t-il attraper

Le mince fil que j'ai tissé ?

Saura t-il me ramener

Et contre lui me serrer ?

 

Je ne penses pas

Tant pis pour moi !

J'aurai dû utiliser

Des mots moins acérés

 

Et ça, se sont les petites erreurs

Que l'on commet à toute heure

Alors, j'écoute de la musique

Que me fait oublier l'instant magique

 

Aurevoir, mon coeur...

Tags associés : petites, erreurs

J'kaz !
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Lundi 16 Août 2010Poster un commentaire

Mickaël a un bureau, une secrétaire, un emploi du temps agréable. Il a rencontré Amélie, une jolie fille croisée dans la rue ; il a renversé son gâteau sur son tailleur et elle a rit à s'en étouffer, un rire communicatif qui s'est terminé devant un café. Ils se sont racontés leur vie, partagés des émotions et aimés. Il pense à cela en regardant la ville par la baie vitrée.

 

- Bonjour monsieur, je pose le dossier demandé sur votre bureau.

Jim sortit de sa rêverie.

- Oui ?

- Votre courrier, monsieur, ainsi que votre journal habituel.

Il s'étonne, la voix n'est pas celle de Thelma, il se retourne et son cœur bondit.

 

Il n'a jamais vu pareille beauté : quelle est donc cette jolie femme aux cheveux bruns filants, au visage illuminé, aux yeux si verts à s'y noyer, au maquillage discret, à cette silhouette longiligne et dont on devine une fine musculature ?!

- Votre dossier…

- Euh, oui : posez le sur le bureau, merci.

Sa démarche est élégante : cette femme doit être un fantasme pour les hommes !

- Thelma est absente ?

- En maladie, je la remplace pour quelques jours.

- Nous aurons donc le plaisir de nous revoir.

Elle lui sourit en fermant la porte.

Incroyable ! Une fée, il vient de voir une fée, une fée aux allures d'amazone, une fée à la beauté unique…Une fée. Dorénavant, il croit aux fée !

 

Conduisant sa voiture le menant chez lui, il pense à cette femme, il ne peut enlever son visage souriant de son esprit, il est comme hypnotisé, sous l'emprise d'un joli et envoûtant démon, quelle idée pense t-il !

- Ah , Mickaël, tu vas te marier avec une jolie fille, tu n'as pas le droit de penser à autre chose!

Ce mariage : ils en rêvent depuis si longtemps ! Ils ont tout organisé, aucun détail n'a été omis la robe, le buffet, le lieu, les invités, les évités, le décor, la musique, l'emplacement des tables, les fleurs, le feu d'artifice :rien n'a été laissé au hasard ! Aucune participation des parents ou beaux-parents : rien que deux passionnés, un défi et un plaisir rien qu'à eux ! Il imagine le moment en entrant la voiture dans la propriété, longeant la bordure d'arbres et de fleurs menant au garage. Il regarde autour de lui, sourit et se voit entourant Amélie de ses bras, l'embrassant et la mener au lit avant le dîner, histoire de se mettre en appétit. Celle-ci l'attend sur le perron, toute virevoltante dans une robe frivole et légère, souriante. Il bondit dans ses bras, ils rient aux éclats, il lui susurre une remarque au coin de l'oreille, la souleve du sol et la porte claque derrière eux…

 

Mickaël s'est levé dès le premier clin d'œil du soleil, il a relevé la couverture sans un bruissement pour ne pas réveiller Amélie et descend à la cuisine se préparer un bon café brûlant comme il aime, en appréciant le goût en contemplant la nature qui baille devant ses yeux. Il sort sur la terrasse, s'allonge sur le transat, se laisse brûler tout doux par l'astre jaune matinal.

- Bonjour monsieur.

Il se releve brusquement et vit le visage de sa jolie secrétaire.

- Bonjour monsieur.

Il se ressaisi et le visage aux yeux verts s'évanouit, laissant celui de sa future femme.

- Tu vas bien ?

- Tu m'as fais peur !

Elle s'écroule sur lui, ils se serrent fort. L'image de la secrétaire embrume encore le cerveau de Mickaël.

 

Ils vagabondent sur la route, la capote de la voiture relevée, le vent s'enfuit à travers leurs cheveux éparpillés. La voiture ralentit à l'entrée de la ville, se gare sur un parking réservé et laisse descendre ses deux occupants, sachant qu'ils ne reviendront que dans quelques heures. Amélie et Mickaël, mains enlacées, ont décidé de profiter de ce beau temps pour flâner en ville : il y a une foire aux antiquités, une brocante dans les petites rues. Mickaël aime les vieux meubles et Amélie raffole des vieilles babioles de grands mères, cela pouvant aller du vieux bol ébréché à la couverture de coton élimée. Mickaël peut passer de longues minutes à admirer la minutie d'un ébéniste sur un vieux meuble, tout l'émerveille !

- Bonjour !

Il se retourne, ébahi et la voit, retournant son cœur.

- Bon…Bonjour.

- Vous êtes intéressé par les vieux meubles ?

- Euh, oui, j'adore ça.

- Il n'y a rien de plus beau que la finition d'une moulure (elle caresse du bout des doigts les bords du meuble que regarde son patron), que la touche de couleur surprenante sur un tableau (son regard va sur une aquarelle), que la touche personnelle de l'artiste sur le fer (ses doigts touchent à peine un vieux lit de fer forgé) : je trouve cela magnifique.

Il ne sait que dire. Cette femme le surprend, émeut ses sens, et comme elle est belle !

- A bientôt.

Elle s'éloigne en souriant et il la regarde lentement sans se rendre compte de la venue d'Amélie qui suit son regard.

- Chéri ?

- Oh, excuse-moi, mon amour.

- Tu connais cette femme ?

- Pas du tout : on a parlé antiquités et elle a les mêmes goûts que moi.

Elle sourit en regardant la femme s'éloigner.

- Viens, je t'emmène au fond de la brocante !

Que faisait-elle ici ? Etait-ce dû au hasard ?

Mickaël avait l'air perdu…


Les effluves du parfum de la secrétaire flotte encore dans le bureau, il n'a pas osé lui parler de leur rencontre à la foire, il a toujours le cœur ému quand celle-ci entre dans son bureau, il ne comprend pas cette émotion…ou fort bien ! Il va se marier avec Amélie, mais cette femme le rend fou.

- Je viens chercher le dossier comme demandé.

- Il est sur mon bureau.

Adossé à la baie vitrée, il la regarde : quelle beauté !

- Que faites-vous ce soir ?

Elle se retourne, calme.

- Je rentre chez moi.

- Je peux vous inviter au restaurant ?

- Je serai prête vers les 19H30.

Elle se retire.

Il sert son poing de bonheur et le regrette aussitôt :

- Mais pourquoi ai-je fais ça ? Qu'est ce qui m'a pris ?

Il faut revenir en arrière, changer tout cela, que dire à Amélie ?

 

Elle attend au restaurant, assise à la table réservée. Elle a un tailleur bleu, un maquillage discret et ce sourire ! Mickaël s'est excusé du léger retard, il a laissé un message sur le portable d' Amélie, bizarrement sur messagerie.

Ils parlent pendant des heures, ils rient même. Quelques petites caresses furtives, des étincelles dans les yeux et des silences qui en disent longs. Ils quittent le restaurant, il discutent en chemin et, arrivés près de la voiture, ils s'échangent un baiser. Il ouvre la portière, l'embrasse une dernière fois et la regarde s'éloigner : il aime Marie.

Un coup de klaxon mit fin à sa rêverie : il est temps de rejoindre Amélie.

 

Il entre dans la demeure sans bruit, monte les escaliers vers la chambre et voit de la lumière sous la porte de la chambre.

- Amélie ,

Il entre, doucement. Elle sort de la salle de bains en tenue de nuit froufroutante.

- Oh, mon chéri : tu m'as fais peur !

- Tu vas bien  ?

- J'ai fais un cauchemar, je me suis aspergée d'eau pour oublier.

- Viens contre moi, ma chérie.

Ce qu'elle fait avec un sourire coquin. Ils font l'amour, bestialement, c'est comme si deux bêtes se sont réveillés en eux, les soubresauts des corps, les halètements, la sueur : tout est plaisir ! Ils s'écroulent ensuite langoureusement sur le lit, s'endormant en se serrant l'un contre l'autre. Quand Mickaël se réveille en pleine nuit, il regarde sa femme et se demande comment il a pu lui faire l'amour. Il a tout simplement imaginé qu'il pénétrait Marie et il comprit le sens des ses émotions…

 

Mickaël fit muter Thelma au second étage, cela ne s'est pas fait sans mal et après moult palabres, il réussit à trouver une raison : ce poste est d'un échelon supérieur, spécialement pour elle, dont augmentation de salaire assez conséquente. Thelma était contrariée mais son patron ne s'inquiétait pas, il savait, connaissant sa secrétaire depuis longtemps, que sous sa carapace de vieille dure, Thelma est une bonne personne.

 

Les baisers furtifs entre deux réunions, les toussotements bizarres quand surgit une personne inopinée (Thelma qui amene les dossiers du second pour signature), les frôlements de mains, l'histoire d'amour vient de commencer.

Mickaël aime ces instants dérobés, il a trouvé la femme idéale…un peu trop tard. Belle et entreprenante, une silhouette de rêve. Quand il rentre le soir, Amélie ne compte plus guère, elle devient au fur et à mesure une intruse, quelqu'un de dérangeant, un bibelot : oui, sa femme est un joli bibelot…

Lui faire l'amour devient pesant, il jouit le plus vite possible, même la toucher commence à le dégoûter, mais il ne peut rien faire, Marie vient des rentrer dans sa vie comme un petit ouragan dont il aime le vent et la tempête sulfureuse, il a toute confiance en elle. Il désire mieux la connaître, la rendre joyeuse, partager avec elles d'autres moments que ceux du bureau, il sourit en pensant à cela et Amélie râle de plaisir au dernier soubresaut de son futur mari. Les repas avec ses beau-parents deviennent longs et ennuyeux. Il se faufile régulièrement aux toilettes pour téléphoner en douce à Marie, lui dire ses mots d'amour dans sa boîte vocale ou l'entendre murmurer "je t'aime". Il repart en souriant à la table dominicale et continue une conversation blasée et désuète avec un sourire des plus faux.

 

Dans les jours qui suivent, il remarque un léger changement dans le comportement d'Amélie. Elle devient distraite, ses pensées éparses.

- Tu vas bien, ma chérie ?

- Oui, oui, mon amour , je suis un peu stressée par le mariage qui approche.

- Ce n'est pas grave, je suis rassuré.

Et ils s'embrassent…Le baiser aussi a changer.

 

Le lundi est jour de congé de Marie, comme il est seul dans son bureau ! Il aurait tant aimé être en sa compagnie, la serrer dans ses bras, l'embrasser…Il téléphone régulièrement à sa maîtresse et sa voix le ravit.

 

Marie fait du lèche-vitrine, se promène dans les rues de la ville, s'assoit sur un banc, regarde les gens et se laisse envahir par le silence en fermant les yeux. Elle est heureuse et une femme dont elle n'a pu voir le visage l'a bousculé à la pharmacie mais elle se sent si bien que cela ne l'a pas perturbée. Sa rencontre avec Mickaël est ce qui lui est arrivé de mieux depuis longtemps ; sa dernière rupture l'a démunie de toute confiance envers les hommes et Mickaël a su lui prouver le contraire. Il va se marier, certes, mais elle ne lui demande rien, seule importe sa présence, ce corps amoureux où elle pose sa tête et ses bras noueux qui la protége. Cet homme est bon, oui, Amélie a beaucoup de chance…Il faut qu'elle voie Mickaël, elle a une vérité à lui avouer…

 

Amélie est venue au bureau aujourd'hui, ce qui l'ennuie amèrement : il la voit discuter avec son ancienne secrétaire, il espère que sa future femme ne reste pas trop longtemps ! Elle entre dans son bureau :

- Mon chéri : je discutais avec Thelma de notre mariage, c'est elle qui va se charger des feux d'artifice, elle s'est proposée, je n'ai pas osé dire non.

- Tu as bien fait ! Thelma aime être occupée.

- Bon, je suis seulement venue t'embrasser, je sais que tu as une réunion tard ce soir !

- Tu es superbe : ne m'attends pas surtout, j'essaierais de na pas te réveiller !

Ils s'embrassent et elle le quitte, souriante d'amour…

 

A 17H00 pile, Mickaël prend sa sacoche, met sa veste, son éternelle écharpe et file à travers les couloirs jusqu'à l'ascenseur qu'il trouve bien lent, arrivé au sous-sol, il entre dans sa voiture, jette sa sacoche à l'arrière du véhicule et démarre comme une fusée. Marie l'attend chez elle, il y a tellement longtemps qu'ils se sont vus ! Les préparatifs du mariage approchent et Mickaël essaie tant bien que mal de retarder l'évidence, Marie est la plus sereine des deux et elle le réconforte, lui affirmant que le principal est qu'ils ne cessent de se voir et qu'un brillant à un doigt ne changera rien à cela ! Il sourit : Marie est une femme merveilleuse ! Il aurait tant aimé la rencontrée avec Amélie…!

Il pense à tout cela en chemin, il a même cru apercevoir la voiture d'Amélie dans le rétroviseur, d'où ce petit détour pour être bien sûr que personne ne le suit. Il arrive devant l'immeuble de sa dulcinée, le cœur chamboulé d'amour et les yeux étincelants.

 

Quand il reprend la route vers une destination désormais méprisée, il chante et pleure. Le chemin qui le conduit devant la grande maison le fait souffrir.

- Mon chéri !

Amélie bondit dans ses bras.

- Je vais te montrer plein de choses, assieds-toi !

Elle le pousse sur le sofa, cela le fait sourire un peu et elle revient avec une feuille.

- Voyons ensemble les derniers préparatifs du mariage…

Mariage…

Amélie lui explique que Thelma est passée il y a quelques heures chercher les explosifs pour le feu d'artifice, qu'elle tiendra dans sa main une commende relié à un détonateur et qu'une fois le bouton actionné, tout deviendra étincelle, que sa robe de mariée est magnifique, que le buffet comblera les convives, que le soleil partagera leur bonheur ce jour-là, qu'elle lui donnera de beaux enfants…

De beaux enfants….

Il va avoir un bel enfant…mais pas avec cette femme !

 

Les jours passent et Mickaël devient amer : le mariage est à la fin de cette semaine et Marie sera seule. Oh, il a une chance énorme : cette femme est la bonté même, la gentillesse incarnée, il savoure l'idée de pouvoir dans quelques mois bercer l'enfant qu'elle va lui donner et qui sera le fruit de leur amour, d'une union complice et partagée.

Amélie regarde son futur mari : il va être à elle seule ! Personne ne viendra se mettre entre elle et lui, elle y veillera…

 

Marie est chez elle, elle en profite pour ranger un peu son appartement, la chambre du fond la fait déjà fondre de bonheur ! Elle sera bleue ou rose et même si elle n'est qu'aux prémices de sa grossesse, l'enfant qu'elle porte lui apporte déjà tant de joie ! Elle se réveille de son songe à cause d'un bruit sec, comme une porte qu'on claque derrière soi.

- Mickaël ? C'est toi ?

Elle sort de la chambre qui sera bleue ou rose et se dirige lentement dans l'entrée…

- Vous ?

 

Mickaël n'en peut plus, il angoisse : Marie ne répond pas à ses appels et, malgré sa tonne de message laissés sur son portable, rien ne se passe. Il a essayé tout le vendredi, il est allé chez elle, la porte est fermée et personne n'ouvre à ses coups. Son oreille collée contre la porte, il n'entend aucun bruit : où est Marie ?

Nous sommes samedi, le soleil brille et il va se marier…

 

Il récidive une dernière fois : rien. Marie a disparu, à moins qu'elle ne soit allée chez ses parents annoncer la bonne nouvelle ! Mais oui, elle lui en avait parlé le soir quand elle lui a dit la bonne nouvelle et il sourit de joie et il a hâte de rencontrer sa nouvelle famille, leur avouer son amour pour leur fille prodigieuse et jolie comme un cœur : "je me suis fais du mauvais sang pour rien", cette réalité le soulage.

 

L'église est pleine et colorée, les invités paraissent heureux, la mariée resplendit de joie et de bonne humeur et le marié fait semblant. Tout se passe bien, le lancer de riz habituel l'agace et les applaudissements l'énerve, il pense à Marie…

Les klaxons, la longue file vers la grande demeure où le buffet est déjà prêt, comme il a hâte que tout se termine ! Et la nuit arrive vite…

Amélie emmène son mari devant la grande pelouse où sont installés le feu d'artifice dont Thelma s'est occupée personnellement, ils appuient ensemble sur leur bouton réciproque et tout explose : la nuit devient tempête de couleurs et tout le monde crie l'événement et faire semblant d'être heureux n'est pas si difficile, quand on y pense…!

 

Il est à son travail, accaparé devant son portable muet : Marie est introuvable, il serre ses mains contre sa tête.

- Mais où est-elle ?

- Votre courrier, Monsieur et le journal du jour, comme d'habitude !

Il la revoit, là, debout, comme au premier jour, belle et envoûtante excepté que c'est Thelma qui a reprit sa place en l'absence de sa bien-aimée..

- Merci, Thelma, posez cela sur le bureau !

Elle lui sourit et se retire.

Machinalement, il prend le journal et la Une de celui-ci finit de l'achever :

"Une voiture explose dans un parking de la rue M….Les restes d'une femme retrouvés dans le coffre, la propriétaire du véhicule se nomme Marie C….. Une enquête est ouverte et nous savons hélas qu'elle était enceinte.."

Les mots deviennent sang, meurtriers : Marie, morte…Oh, non, ce n'est pas possible ! Il part en trombe du bureau, court dans la rue et se dirige vers la demeure de Marie et là, tout devient réel : les grandes bandes jaunes devant l'entrée du garage souterrain, les deux policiers en garde devant l'immeuble…Il s'écroule et hurle sa douleur.

 

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Les années ont passé et Mickaël est à l'hôpital, il sait qu'il va mourir mais cela le réconforte car il va rejoindre enfin la femme de sa vie qui doit l'attendre au paradis avec leur enfant et il vit sa mort comme une délivrance. Amélie est près de son chevet.

Elle a été une épouse exemplaire mais il n'aurai jamais dû se rencontrer : aucun enfant est né de cette union, il s'est souvenu continuellement d'une certaine secrétaire qui était entrée dans sa vie en ouvrant une porte et c'est la seule femme qu'il a réellement aimé. Il revoit Marie avec ses cheveux flottants, son sourire et sa beauté…Marie…!

- Je dois te dire une chose avant que tu ne quittes ce monde, mon amour .

- Je t'écoutes.

- Je n'ignorais aucunement ton aventure avec Marie.

Il reste ébahi, les yeux hagards et le cœur battant un peu plus vite.

- Je t'ai suivi plusieurs fois. Le soir, quand tu m'as vu me passer de l'eau sur le visage, prétextant un cauchemar, je venais juste de revenir et je vous ai regarder longtemps devenir amoureux lors de votre repas au restaurant. J'étais en larmes et j'ai su à cet instant que j'avais perdu ton amour mais je ne pouvais me résoudre à te perdre toi !

Mickaël pleure, silencieux.

- Quand j'ai lu le journal et que j'ai appris sa mort, j'ai versé autant de larmes que le soir où je vous ai vu ensemble. Certes, j'étais soulagée mais je n'ai jamais voulu sa mort : Marie était une personne bien.

Ils se serrent dans les bras l'un de l'autre, il lui demande pardon. Elle lui sourit, l'embrasse sur le front et se retire sans bruit.

Ses larmes ne peuvent s'arrêter et il est surpris quand Thelma surgit.

- Bonjour, Monsieur !

- Thelma ?

Elle s'assoit et le regarde d'un air étrange.

- Merci d'être venue me voir Thelma, malgré votre grand âge maintenant.

- Oh, monsieur, je n'ai que 80 ans, rien d'exceptionnel !

Et ils rient, cela lui fait tant de bien !

- Je suis seulement venue vous apporter ceci !

Elle lui donne le journal : celui de la mort de Marie !

- Thelma !!! Vous êtes folle ?

Elle rit de bon cœur, elle se lève et remarque qu'elle est bien énergique pour son âge.

- Ah, monsieur, je vous aimais beaucoup et être votre secrétaire était un véritable bonheur…Mais voilà, il a fallu que je tombe malade, oh, rien de grave, une petite grippe pour être remplacée par une belle fille dont vous vous êtes entiché dès le premier coup d'œil !

Thelma est dans une colère folle.

- Mais calmez-vous !

- Oh non ! Vous n'auriez jamais dû me muter au premier étage, j'ai pris cela comme une insulte personnelle, je ne pouvais laisser cela sans punition ! J'ai suivi votre maîtresse et l'ai bousculé quand elle est entrée dans la pharmacie et j'ai vu son test de grossesse : à ce moment je vous ai détesté : comment un homme de votre classe pouvait-il se marier sous peu et mettre enceinte une femme qui n'est pas la sienne ? Je devais donc tout remettre à sa place !

Mickaël commence à comprendre et il veut appeler du secours. Thelma lui retire la sonnette :

- Non, non, non…Je n 'ai pas fini : il faut toujours garder le meilleur pour la fin !

- Ne me dîtes pas que…

- Oh que oui ! J'ai profité que votre femme vienne au bureau me raconter l'histoire du feu d'artifice, il m'a été facile de mettre un des deux détonateur dans une poche de votre putain quand je l'ai renfermée dans le coffre de sa voiture une fois l'avoir tuée d'un coup de coupe : saviez-vous qu'elle avait été championne de danse classique !

Thelma rit de plus belle.

- Hum, je vois que vous n'appréciez pas l'humour ! Je suis rentrée chez elle, sans bruit. Elle fut surprise de me voir mais je vous rassure : ce fut de courte durée !

Et elle rit de nouveau.

- Je suis vraiment trop drôle, vous ne trouvez pas ? J'ai apprécié le jour de votre mariage quand vous avez appuyé sur le bouton qui a déclenché le détonateur dans la poche de Marie. Le feu d'artifice était fabuleux : celui du garage souterrain aussi à mon avis…

- Pourquoi, vieille folle : POURQUOI ?

- Vous ne le saurez jamais.

Elle prend un oreiller et le plaque sur le visage de Mickaël qui, surpris, s'agite tant qu'il le peut mais Thelma semble douée d'une force incroyable. Après quelques soubresauts, le corps reste de marbre. Thelma attend quelques secondes et retire l'oreiller.

Elle sourit.

Elle remet l'objet du meurtre à sa place et réajuste sa robe.

Elle ouvre la porte et, avant de refermer celle-ci :

 

- Il y a des choses à ne pas faire…

Tags associés : choses

J'kaz !
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Dimanche 02 Mai 2010Poster un commentaire

J'ai décidé de me suicider. Oh, ça m'est venu comme ça, je me faisais chier, fallait bien que j'm'occupe !

J'ai donc énuméré sur un papier les méthodes qui me passaient par la tête, sans aucune logique, voir les avantages et les inconvénients :

- Les cachets : bon, j'ai fais une liste de ce que j'ai à la maison mais je ne pense pas que l'aspirine, le spasfon et autre limmonium fassent effet et comme je n'ai aucune envie de faire un suicide financier, je passe ce côté-ci de ma liste.

- Les lames de rasoir : on passe, je ne me rase jamais.

- Se pendre : bon, à part avoir une dernière érection, ça fait un peu peur : tu meurs pas de suite, le noeud peut être mal fait et tu peux recommencer, pas obligatoire non plus que la poutre tienne bon, bref : je ne veux pas souffrir mais mourir.

- Les veines : bon, vu que je ne me rase pas, je ne vois pas trop comment je vais pouvoir me les couper.

- Se jeter sous une rame de métro : là où j'habite y'en a pas, donc : on passe !

- Se jeter sous une voiture : dans mon trou perdu, le temps qu'il y en ai une qui passe, je serai déjà en train de roupiller. A part les tracteurs de mes chers bouseux qui me servent de voisins, y' a pas grand'chose et va te jeter sous un tracteur qui roule à 10 km/h ! Bonne chance !

- S'empaler : j'ai le vertige, ça ne marchera jamais !

- Se jeter en haut d'un immeuble : pff ! Ici y'a que des rez-de-chaussée !

 

Bon ben, voilà : j'ai beau chercher, rien et comme je ne suis pas chasseur, je n'ai pas de carabine sous la main !

 

Ah, que c'est dur de pouvoir se suicider à notre époque !

 

Et si j'essayais d'avaler des trucs genre domestos et autres lessive liquide corrosive ? Ah j'oubliais : j'ai jamais soif !

 

Bon, allez, je vais me coucher : mourir dans son sommeil, y'a rien de mieux mais d'ici que ça marche...

Tags associés : Mode, emploi

J'kaz !
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Mardi 05 Mai 2009Poster un commentaire

Il le vit, assit sur le banc.D'un coup d'aile, il sera près de lui et pourra en abuser à sa guise.

Il attérit en silence, s'approcha en silence quand :

- C'est mon cou qui t'intéresse ?

Le vampire resta sans voix, quelque pau abasourdi par la réplique du jeune homme sur le banc.

- Comment as-tu su que j'étais ici ? Et pourquoi dis-tu que je suis un vampire ? (celui-ci se mit à rire, caverneux).

- J'ai senti le vent changer soudainement au-dessus de ma tête, et tu as marché sur une brindille.

Le vampire regarda ses pieds et vit cette brindille brisée. Ses yeux s'arrondirent.

- Cela ne prouve aucunement ma condition de soit disant vampire !

- Tu n'as aucun battement de coeur, de plus, tu dégage un froid intense...

- Incroyable ! Comment sais-tu cela ? Tu as des dons ?

- Je suis aveugle : mes autres sens m'aident terriblement et je les en remercies !

- Tu n'es rien pour moi qu'un repas de plus !

- Je ne pense pas, non !

- Ah bon, donne moi une raison du contraire !

- Tout d'abord, il faut que tu t'approches pour me mordre, tu as encore un  pas à faire et  il ne faut pas me toucher !

- Tu es atteint d'une maladie contagieuse : je te rassure, je suis mort ! (et il rit de nouveau, guttural).

- Oui, mais tu vas réellement mourir !

- Cela m'étonnerait fort !

Le vampire fait le pas, l'aveugle se retourne et le touche d'une main dont il a enlevé le gant.

Le vampire ne peut plus bouger, il sent monter en lui un autre froid, plus virulent, mortel...

- Que...que m'arrive t-il ? Que m'as-tu fais ?

- Rien d'autre que de te toucher !

- Mais qui es-tu donc ?

- La mort : ce soir était le tien, je t'emmènes avec moi !

- NOOONNNN!!!!!!!!!

Le vampire explosa et la mort souria...

J'kaz !
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Mardi 17 Février 2009Poster un commentaire

Elle n'osait pas sortir de chez elle. Elle restait cloitrée, les rideaux tirés, elle épiait les gens qui passaient sur le trottoir et si quelqu'un avait la simple curiosité de regarder pourquoi le rideaux bougeaient parfois, elle se repliait au fond du mur et attendait, le coeur tambourinant sa poitrine.

Oh, elle avait bien essayé à plusieurs reprises de franchir le pas de la porte mais à chaque fois, elle revenait sur ses pas, s'asseyait et pleurait.

Pourtant, quand elle regarde les photos, qu'est ce qu'elle est belle ! De longs cheveux blonds soyeux qui voltigent légèrement sur ses épaules, de beaux yeux d'un bleu océan, un joli visage, elle est une jolie fille mais il y a un problème : le présent n'est plus ce qu'il est et s'écrit au passé.

Aujourd'hui, pourtant, elle a décidé de ne plus regarder à travers les rideaux et de défier le jour. Elle s'habille de façon désirée, respire à plusieurs reprises, contrôlant son angoisse et ouvre la porte. Elle le fait sans bruit, machinal. Elle regarde la nature, ce début de tempête qui se lève et la remercie : les gens ont préféré rentrer chez eux et ne pas affronter l'orage qui approche.

Alors, elle commence à marcher, personne aux alentours, elle va bien et, soudain, une bourrasque lui retire son bandana et le fait voler vers l'inconnu. Terrifiée, elle court à la poursuite du foulard bleu, elle le voit filant vers une rue et tomber, elle file vite dans celle-ci et se cogne sur le buste d'un jeune homme.

- C'est sans doute cela que vous cherchez ?

Elle rougit, il lui sourit en lui donnant son bandana.

- Attendez, je vais vous le mettre de façon à ce qu'il ne s'envole plus...

Inconsciemment, elle le laisse faire, il s'applique, en de gestes doux et lui enserre la tête du foulard. Il part en souriant en lui disant : - Vous êtes belle, mademoiselle !

Et là, elle rentre chez elle, heureuse et se dit qu'après tout, quand on le veut au fond de soi, le cancer, c'est juste comme un joli coup de vent...

Tags associés : Juste, comme, joli, coup, vent

J'kaz !
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Mardi 17 Février 2009Poster un commentaire
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